Recueil de belles histoires

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Recueil de belles histoires

Message par elaine le Dim 13 Aoû - 11:40

L'Étrangère

Quelques années avant ma naissance, mon père connut une étrangère récemment arrivée dans notre village.
Depuis le début, mon père fut subjugué par cette personne, si bien que nous en arrivâmes
à l'inviter à demeurer chez nous.
L'étrangère accepta et depuis lors elle fit partie de la famille.
Moi je grandissais, je n'ai jamais demandé d'où elle venait, tout me paraissait évident.
Mes parents étaient enseignants : ma maman m'apprit ce qu'était le bien et ce qu'était le mal et
mon père m'apprit l'obéissance.
Mais l'étrangère c'était une conteuse, une enjôleuse.
Elle nous maintenait, pendant des heures, fascinés par ses histoires mystérieuses ou rigolotes.
Elle avait la réponse à tout ce qui concernait la politique, l'histoire ou les sciences.
Elle connaissait tout du passé, du présent, elle aurait presque pu parler du futur !
Elle fit même assister ma famille à une partie de football pour la première fois.
Elle me faisait rire et elle me faisait pleurer.
L'étrangère n'arrêtait jamais de parler, ça ne dérangeait pas ma Maman.
Parfois maman se levait, sans prévenir, pendant que nous continuions à boire ses paroles.
Je pense qu'en réalité, elle était partie à la cuisine pour avoir un peu de tranquillité
(Maintenant je me demande si elle n'espérait pas avec impatience qu'elle s'en aille.)
Mon père avait ses convictions morales, mais l'étrangère ne semblait pas en être concernée.
Les blasphèmes, les mauvaises paroles, par exemple, personne chez nous, ni voisins, ni amis, ne s'en seraient permis.
Ce n'était pas le cas de l'étrangère qui se permettait tout, offusquant mon père et faisant rougir ma maman.
Mon père nous avait totalement interdit l'alcool. Elle, l'étrangère, nous incitait à en boire souvent.
Elle nous affirmait que les cigarettes étaient fraîches et inoffensives, et que pipes et cigares faisaient distingué.
Elle parlait librement (peut-être trop) du sexe.
Ses commentaires étaient évidents, suggestifs, et souvent dévergondés.
Maintenant je sais que mes relations ont été grandement influencées par cette étrangère pendant mon adolescence.
Nous la critiquions, elle ne faisait aucun cas de la valeur de mes parents, et malgré cela, elle était toujours là !
Cinquante ans sont passés depuis notre départ du foyer paternel.
Et depuis lors beaucoup de choses ont changé : nous n'avons plus cette fascination.
Il n'empêche que, si vous pouviez pénétrer chez mes parents,
vous la retrouveriez quand même dans un coin, attendant que quelqu'un vienne écouter
ses parlotes ou lui consacrer son temps libre…
Voulez-vous connaître son nom ?
Nous, nous l'appelons… Télévision !
Il faudrait que cette belle histoire soit lue par tout le monde.

Attention :
Maintenant, elle a un époux qui s'appelle Ordinateur…
…un fils qui s'appelle Portable…
…et un neveu pire que tous : Lui c'est Smartphone !

(Auteur inconnu)









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La légende du pot félé

Message par elaine le Mar 22 Aoû - 11:27

La légende du pot félé

Conte chinois






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Le tablier de grand-mère

Message par elaine le Jeu 31 Aoû - 23:14

Le tablier de grand-mère

Je crois que les jeunes d’aujourd’hui ignorent ce qu’est un tablier... 
Vous souvenez-vous du tablier de votre grand-mère

Les mères et grand-mères portaient un tablier par-dessus leurs vêtements pour les protéger car elles avaient peu de robes de rechange. En fait, il était beaucoup plus facile de laver un tablier habituellement en coton qu’une robe, une blouse ou une jupe, faites d’autres tissus. Le principal usage du tablier de grand-mère était donc de protéger la robe, mais en plus de cela:

Il servait de gant pour retirer un plat brûlant du fourneau, bien avant l’invention des « mitaines à fourneau

Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies

Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les oeufs, les poussins à réanimer, et parfois les oeufs à moitié éclos, que maman déposait dans un fourneau tiède afin de faciliter leur éclosion.

Quand il y avait de la visite, le tablier servait d'abri aux enfants timides… d’où l’expression : «Se cacher dans les jupons de sa mère». 

Par temps frais, maman le relevait pour s’y emmitoufler les bras et les épaules. Par temps chaud, alors qu’elle cuisinait devant le poêle à bois, elle y épongeait la sueur de son front.

Ce bon vieux tablier faisait aussi office de soufflet, alors qu’elle l’agitait au dessus du feu de bois pour le ranimer.
C'est lui qui servait à transbahuter pommes de terre et bois sec jusque dans la cuisine

Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes ; après que les petits pois aient été récoltés, venait le tour des choux. En fin de saison, il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l'arbre. 

Quand des visiteurs arrivaient à l’improviste, c'était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

A l'heure du repas, grand-mère allait sur le perron agiter son tablier, c’était signe que le dîner était prêt, et les hommes aux champs savaient qu'ils devaient passer à table. 

Grand-mère l'utilisait aussi pour sortir la tarte aux pommes du four et la poser sur le rebord de la fenêtre, afin qu'elle refroidisse ; de nos jours sa petite fille l’y pose aussi, mais pour la décongeler... Autres temps, autres moeurs!

Il faudra de bien longues années, avant que quelqu'un invente un vêtement, qui puisse rivaliser avec ce bon vieux tablier utile à tant de choses.

Danger ?

On deviendrait bien fou aujourd’hui rien que de songer à la quantité de microbes qui pouvaient s’accumuler sur le tablier en une seule journée ! !

En réalité la seule chose que les enfants de l’époque aient attrapée au contact du tablier de maman ou de grand-maman, c’est de l’amour !

En souvenir de nos grands-mères






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Re: Recueil de belles histoires

Message par Nadou le Ven 1 Sep - 10:36



Je suis responsable de ce que je dis, pas de ce que tu comprends.
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Le pêcheur mexicain

Message par elaine le Jeu 7 Sep - 10:49

Le pêcheur mexicain  

Dans un petit village côtier mexicain, un pêcheur rentre au port, ramenant plusieurs thons. 
Un touriste américain le complimente sur la qualité de ses poissons, et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer. 

"Oh, pas très longtemps", répond le Mexicain. 

"Mais alors, pourquoi n'êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus ? " demande l'Américain, étonné.

Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront amplement à nourrir sa famille les prochains jours. 

L'Américain s’interroge : "Mais que faites-vous donc le reste du temps ? " 

" Je fais la grasse matinée puis je pêche un peu. Une fois rentré je joue avec mes enfants ou je fais la sieste avec ma femme.
Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J'ai une vie bien remplie..." 

L'Américain l'interrompt : "Je suis diplômé en économie et management, et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps, et revendre ce que vous ne mangerez pas. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. 
Avec l'argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu'à ce que vous possédiez toute une flotte de chalutiers. 
Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez ainsi négocier directement avec l'usine, et même ouvrir votre propre usine ! Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, 
Los Angeles, puis peut-être New York, d'où vous dirigeriez toutes vos affaires !" 

"Combien de temps cela prendrait-il ?" demande alors le pêcheur.

"15 à 20 ans."

"Et après ?" 

" Après, c'est là que ça devient intéressant", répond l'Américain en souriant. 
"Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse. Vous gagnerez alors des millions !" 

"Des millions ?!? Mais après ?" s’interroge le Mexicain.

"Après, vous pourrez prendre votre retraite et habiter dans un petit village côtier. 
Vous pourrez faire la grasse matinée, pêcher un peu, jouer avec vos petits-enfants 
ou faire la sieste avec votre femme, et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis..."






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Le train de la vie

Message par elaine le Jeu 14 Sep - 22:41


Le train de la vie


A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents. 
Et on croit qu'ils voyageront toujours avec nous. 
Pourtant, a une station, nos parents descendront du train, nous laissant seuls continuer le voyage…

Au fur et à mesure que le temps passe, d'autres personnes montent dans le train. 
Et ils seront importants : notre fratrie, amis, enfants, même l'amour de votre vie.

Beaucoup démissionneront et laisseront un vide plus ou moins grand. 
D'autres seront si discrets qu'on ne réalisera pas qu'ils ont quitté leurs siège 

Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d'attentes, 
de bonjours, d'au-revoirs et d'adieux. 
Le succès est d'avoir de bonnes relations avec tous les passagers 
pourvu qu'on donne le meilleur de nous-mêmes.

On ne sait pas à quelle station nous descendrons. 
Donc vivons heureux, aimons et pardonnons ! 
Il est important de le faire, car lorsque nous descendrons du train, 
nous devrions ne laisser que des beaux souvenirs a ceux qui continuent leur voyage…

Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel
de ce voyage fantastique. Aussi, merci d'être un des passagers de mon train. 
Et si je dois descendre à la prochaine station,
je suis content d'avoir fait un bout de chemin avec toi !

(Auteur inconnu)  






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Mon fils

Message par elaine le Sam 16 Sep - 10:30

Mon fils

Si un jour tu me vois vieux, si je me salis quand je mange et que je ne réussis pas à m’habiller, sois compréhensif, souviens toi du temps que j’ai passé à t’apprendre.
Si quand je parle avec toi je répète toujours les mêmes choses, ne m’interromps pas, écoute moi, quand tu étais petit je devais te raconter chaque soir la même histoire avant que tu ne t’endormes.
Quand je ne veux pas me laver, ne me fais pas honte, souviens toi quand je devais te courir après en inventant mille excuses pour que tu ailles au bain.
Quand tu vois mon ignorance pour les nouvelles technologies, donne-moi le temps nécessaire et ne me regarde pas avec ce sourire ironique, j’ai eu tant de patience pour t’apprendre l’alphabet.
Quand par moment je n’arrive pas à me souvenir ou que je perds le fil de la conversation, donne-moi le temps nécessaire à retrouver la mémoire et si je n’y arrive pas ne t’énerve pas, la chose la plus importante n’est pas ce que je dis mais le besoin d’être avec toi et de t’avoir là à m’écouter.
Quand mes jambes fatiguées n’arrivent plus à tenir la cadence de tes pas, ne me considère pas comme un boulet, viens vers moi et offre-moi la force de tes bras comme je l’ai fait lorsque tu as fait tes premiers pas.
Quand je dis que j’aimerais être mort, ne te fâche pas, un jour tu comprendras ce qui me pousse à le dire. Essaie de comprendre qu’à mon âge on ne vit pas on survit.
Un jour tu découvriras que malgré mes erreurs je n’ai toujours voulu que le meilleur pour toi, que j’ai tenté de te préparer la route.
Donne-moi un peu de ton temps, donne-moi un peu de ta patience, donne-moi une épaule sur laquelle poser ma tête de la même façon que je l’ai fait pour toi.
Aide-moi à avancer, aide-moi à finir mes jours avec amour et compréhension, en échange je n’aurai que mon sourire et l’immense amour que j’ai toujours eu pour toi.
Je t’aime mon fils






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L´eau qui coule ne revient pas

Message par elaine le Jeu 21 Sep - 23:04

L´eau qui coule ne revient pas, accompagnée d´une belle chanson

A tous les retraités et ceux qui le seront un jour






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La lettre

Message par elaine le Mar 3 Oct - 13:06

La lettre 


C'est une très belle histoire, elle vaut la peine que l'on réfléchisse sur notre relation avec les autres.  

Un jour, une prof demande à se élèves de noter le nom de tous les élèves de la classe sur une feuille et de laisser un peu de place à côté de chaque nom. Puis, elle leur dit de penser à ce qu'ils pouvaient dire de plus gentil au  sujet de chaque camarade et de le noter à côté de chacun des noms. Cela  pris toute une heure jusqu'à ce que tous aient fini et avant de quitter la  salle de classe, les élèves remirent leur copie à la prof.  

Le week-end, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et à  côté toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrit au sujet de chacun.   

Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste.  
Peu de temps après, tous souriaient.  
« Vraiment ? » entendait-on chuchoter...
« Je ne savais pas que j'avais de l'importance pour quelqu'un ! »
« Je ne savais pas que les autres m'aimaient tant » étaient les  commentaires que l'on entendait dans la salle de classe....................

Personne ne parla plus jamais de cette liste. La prof ne savait pas si les  élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n'avait  pas d'importance. L'exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits d'eux-mêmes et des autres.

Quelques années plus tard, un élève tomba, mort au Vietnam et la prof alla à l'enterrement de cet élève. 
L'église était comble. Beaucoup d'amis étaient là... L'un après l'autre, ils s'approchèrent du cercueil pour lui adresser un dernier adieu.

La prof alla en dernier et elle trembla devant le cercueil.
Un des soldats  présents lui demanda « Est-ce que vous étiez la prof de maths de Marc ? »  
Elle hocha la tête et dit : « oui » Alors il lui dit : «Marc a souvent  parlé de vous.

Après l'enterrement, la plupart des amis de Marc s'étaient réunis.  Les parents de Marc étaient aussi là et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof.  
« Nous voulions vous montrer quelque chose. » dit le père de Marc et il sortit son portefeuille de sa poche. « On a trouvé cela quand Marc est tombé à la guerre.  
Nous pensions que vous le reconnaîtriez... » Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent.  

Sans le regarder, la prof savait que c'était l'une des feuilles de la  fameuse liste des élèves contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l'époque par les camarades de classe au sujet de Marc.  
« Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait. » dit la mère de Marc « Comme vous pouvez le constater, Marc a beaucoup apprécié ce geste.»  
                                      
Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof.  
Charlie sourit et dit : 

« J'ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau.» 

La femme de Chuck dit : « Chuck m'a prié de la coller dans notre album de mariage. »  

« Moi aussi, j'ai encore la mienne, » dit Marilyn « Elle est dans mon journal intime »  

Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste toute usée aux autres personnes présentes. « Je l'ai toujours avec moi, » dit Vicky et elle ajouta : « Nous l'avons tous gardée.»  

La prof était si émue qu'elle dut s'asseoir et elle pleura ... Elle pleurait pour Marc et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais.   

Dans le quotidien avec les autres, nous oublions trop souvent que toute vie s'arrête un jour et que nous ne savons pas quand ce jour arrivera. C'est pourquoi, il est important de dire aux personnes, que l'on aime et qui nous sont importantes, qu'elles sont particulières et importantes. Dis le leur avant qu'il ne soit trop tard. Pense que tu récoltes ce que tu sèmes. Ce que l'on apporte dans la vie des autres, on le reçoit aussi dans sa propre vie en retour.






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Re: Recueil de belles histoires

Message par Athos30 le Mar 3 Oct - 16:38

Tu as eu bien raison de nous raconter cette histoire qui permet à chacun de réfléchir un peu sur sa propre vie et ses raisons d'exister...
Merci !
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Le Bol de bois

Message par elaine le Mer 18 Oct - 22:04

Le Bol de bois


Un vieil homme tout frêle va vivre avec son fils, sa bru et son petit-fils de quatre ans;  
la main du vieil homme tremblait, sa vue était embrouillée
et sa démarche vacillante. La famille mangeait ensemble à la table.
Mais, le vieux grand-papa éprouvait de la difficulté à manger.
Les petits pois glissaient de sa cuiller et tombaient sur le plancher.
Quand il prenait son verre de lait, il le renversait sur la nappe.

Le fils et son épouse étaient irrités par le gâchis.
Le fils affirmait « On devrait faire quelque chose à propos de papa.
J'en ai marre du lait renversé, du bruit qu'il fait en mangeant
et de la nourriture sur le plancher. "
Alors,  avec son épouse, il installait une table dans un coin de la cuisine.
Là, le grand-père mangeait seul pendant que la famille prenait le repas.

Étant donné que le vieil homme avait brisé de la vaisselle,
sa nourriture était servie dans un bol de bois.
Quand la famille jetait un coup d'oil en direction de grand-papa,
il leur arrivait de voir une larme glisser sur
la joue du vieil homme pendant qu'il était assis tout seul.
Malgré tout, ils continuaient à maugréer contre lui
lorsqu'il échappait sa fourchette ou sa nourriture.

Le petit-fils observait tout en silence.
Un soir, avant le souper, le papa remarquait son fils
qui jouait avec des morceaux de bois qui jonchaient le plancher.
Il lui demanda gentiment, « que fabriques-tu? »
Tout aussi gentiment le petit garçon répondit,
"Oh! Je fais un petit bol pour toi et maman pour que
vous mangiez votre nourriture lorsque je serai plus grand."
Le petit garçon sourit et continuait son travail.
Ces mots ont eu l'effet d'une bombe sur les parents qui devinrent silencieux.
 
Des larmes commençaient à ruisseler le long de leurs joues.
Sans dire un mot, ils savaient ce qu'ils devaient faire.
Ce soir-là, le fils prit la main de son père pour le
ramener gentiment à la table familiale.
Pour le reste de ses jours il mangea tous ses repas avec la famille.
Et pour quelque raison, ni le fils ou son épouse ne firent de cas
quand il échappait sa fourchette, renversait du lait ou salissait la nappe.






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